Justice

(le mensonge et la vérité)

Souventes fois pour l’être humain
l’orgueil mûrit la calomnie ;
on jure, levant une main,
sans avouer la comédie ;
on clame souffrir de la fin
tout en menant la douce vie.

La vérité peut mettre à l’aise,
alléger notre âme sereine.
Avec autrui, ne lui déplaise,
On parle clairement, sans peine
et que le mensonge se taise
au son d’une voix souveraine !

Le mensonge n’est pas de ceux
révélés comme capitaux.
Les péchés font des gens heureux
de posséder tous les cerveaux.
La franchise rend malheureux
mais se veut de bannir les faux.

Tout se décante dans le monde.
Alors que le faux dégénère,
avec un sourire se fonde
une vérité salutaire,
elle éclaircit la douce ronde
où la Justice est notre mère.

1° mai 1975