Naturels

(la droite et le cercle)

A l’horizon de l’océan
Je fige l’eau par mon état.
Un rayon du soleil ardent
Me projette par son éclat
Comme une épée au coup strident
Et sillonne mon apparat.

Que suis-je donc, fine princesse ?
A mon soleil, le crépuscule
Invite la belle jeunesse
A se calmer en noctambule
Où la lune obtient la caresse ;
Un brouillard frôle et la macule.

Vous oubliez les jets violents
De mes averses des temps lourds,
Mes éclairs font grincer les dents
Sous les baguettes des tambours,
Les feux explosent déchirants
Et rayonnent aux alentours.

Une brève lueur transperce,
Elle embellit un lourd nuage,
Abreuve de pluie où se verse
Une ronde de nettoyage.
Auréolez ! L’amour nous berce
Un arc-en-ciel après l’orage.

25 avril 1990